Et pourtant quel est le fondement commun à ces deux oeuvres? la mort
La mort enveloppante, douce mais toujours présente dans ce sanatorium de la montagne suisse, tellement douce et lente que ceux qui la quittent semblent précipiter l'inéluctable.
La mort douloureuse dont on ne sait pas si elle vient de l'impossibilité d'établir un contact avec l'être aimé ou de l'épidémie de choléra qui règne à Venise, l'une n'excluant d'ailleurs pas l'autre.
Nous vivons le cheminement vénéneux de Hans Castorp pris dans le cocon de cette vie de malade hors du temps de la même façon que nous endossons la détresse du professeur Aschenbach qui guette le jeune Tadzio dans le monde clos qu'est Venise, dans ses ruelles et dans cet hôtel qui semble par sa faune n'avoir pas plus de réalité qu'une scène de théâtre.
La fin des deux oeuvres est similaire dans sa brutalité, Hans ne sortira probablement pas vivant de la charge furieuse qui ouvre la guerre de 14, et Aschenbach s'éteint dans un fauteuil face à la lagune en regardant Tadzio tandis que résonne la musique de Mahler.
Quelle est donc cette magie qui fait revoir le film et rouvrir le livre une fois achevées les deux histoires?
Bien sur il y a la langue, bien sur Dirk Bogarde est magnifique mais ça ne suffit pas........
Le signe du génie est qu'il peut se commenter mais ne s'explique pas. Lorsqu'on a la chance de le rencontrer il faut prendre ce qu'il nous donne, avant tout le plaisir.



(P.A.Renoir "la lecture")
Allez courage, demain il fera jour
wahou!!! quel beau relooking, celui ci ne devait pas être en soldes!
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