mercredi 27 novembre 2013

CP 25 Sur la route de Prague

Mon cher Maxence,
Nous avons quitté Austerlitz et pris la route de Prague (ce sera le sujet de ma prochaine carte). La république tchèque, en tout cas cette partie où nous sommes et que l'on appelait autrefois les Sudètes offre de nombreux sujets au voyageur aussi bien des paysages verdoyants vallonnés boisés que des villages au patrimoine historique remarquable. Nous sommes dans la partie la plus agréable (la plus riche aussi) de ce pays créé de toutes pièces en 1920 sur les ruines de l'Autriche et que l'on appelait la Tchécoslovaquie. On comprend pourquoi Hitler a voulu s'en emparer en 38 et si comme nous l'avons fait on vient de Slovaquie, on comprend aussi pourquoi ce pays qui avait retrouvé sa liberté avec la chute du mur s'est séparé de la Slovaquie son parent pauvre.
Je te propose donc aujourd'hui un aperçu de ce pays que dis-je un florilège... de Trebic et Telc à Kutna Hora (aux portes de Prague)
et donc dans le désordre un village typé moyen-âge

très belles maisons cernant une longue place ou trône l'incontournable colonne de la peste (pas un village qui n'ait la sienne ce qui donne une idée des ravages subis)
 
                

                                                                        
 
 

 
une cour italienne où l'on frappait monnaie et qui nous offre une chapelle renaissance décorée par des artistes du début 20e siècle!


 
Une des plus belles églises gothiques que j'ai rencontrées
 



 Un ossuaire multi-séculaire présenté comme une œuvre d'art

                                                                         
 

Et pour finir quelques vitraux célébrant la nature (un petit côté art nouveau)                


 
 
Voilà Maxence tu as de quoi patienter avant que l'on se retrouve à Prague

Et courage! demain il fera jour
(photos kheper)

samedi 9 novembre 2013

CP 24: il suffira de dire "j'étais à Austerlitz" pour que l'on vous réponde "voilà un brave!"

Mon cher Maxence,
Et bien oui, 2 siècles après, cette bataille élevée au rang de chef-d'oeuvre mobilise encore des hommes de toute l'Europe qui reconstituent inlassablement cette journée du 2 décembre 1805
Le plateau de Pratzen qui fut l'outil du génie de Napoléon abrite désormais un monument dédié à la paix au pied duquel on continue de jouer à la guerre...
 

Auparavant, nous avions quitté Vienne pour remonter le Danube vers l'abbaye de Melk. Celle qui nous apparait au dessus d'un méandre du fleuve n'a plus grand chose à voir avec l'abbaye d'origine fondée au 11e siècle si ce n'est sa bibliothèque, l'une des plus belles d'Europe par la rareté et le nombre de ses incunables.
Mais l'abbaye est aussi célèbre pour avoir été citée par Umberto Ecco dans "le nom de la rose"
Le jeune novice qui accompagne guillaume de Baskerville se nomme Adso de Melk et il est le narrateur de l'histoire.
                                                                                  
J'arrête d'étaler ma pauvre science mais j'ai toujours trouvé agréable d'agrémenter mes visites de quelques références, références qui comme ici sont même le moteur du détour.
    
                                              
Voilà je t'épargnerai (quoi que...) mon coup de colère en apprenant que les photos sont interdites dans la bibliothèque, la seule vraie raison étant de préserver la vente de cartes postales. Un patrimoine de l'humanité se doit d'être totalement accessible à la dite humanité et une photo sans flash ne cause aucune détérioration. (hélas je me suis heurté aux guides de plusieurs sites à ce sujet)

Devant tant d'incompréhension nous avons quitté ce lieu superbe pour entamer la traversée de la république tchèque et comme tu l'as vu plus haut rendre hommage au passage aux mânes de l'empereur et de la grande armée.
Allez courage! demain il fera jour
(photos kheper)






dimanche 27 octobre 2013

Scarabée an 01


Le scarabée a 1 an. Ce premier anniversaire, c’est à vous que je dois de le fêter car sans lecteurs ce bloc-notes se serait éteint rapidement.

73 articles ont ponctué cette année commencée avec le départ puis l’arrivée du Vendée globe, la traversée de l’Europe du nord jusqu’au cap, le retour par les pays baltes et l’Europe centrale,
                                                                           
 une escapade à Londres et donc un retour en Vendée ici sur la terrasse du Navarin qui offre une vue panoramique sur la baie des Sables.

Avec vous j’ai croisé Andersen et Kierkegaard, Tycho Brahe et Copernic, Strindberg et Ibsen, Vigeland et Sibelius, Franz Liszt et Mozart, Klimt et Mucha.
 
Avec vous nous avons observé une baleine, des rennes, des cigognes, des mouettes et de curieux oiseaux.



                                                             
Avec vous nous avons admiré d’étranges statues.
 
                                                      
Ensemble nous avons salué Stéphane Hessel, Georges Moustaki, Oscar Niemeyer et Maurice Nadeau, qui avaient en commun un certain héritage bien qu’étant d’origines très différentes.

Ils n’auraient pas aimé le climat délétère qui ne vise qu’à détruire les valeurs qui ont fait ce pays depuis la fin des années noires, mais valeurs qui nous imprègnent depuis les lumières. Ce n’est pas nouveau, cet héritage a été attaqué lors de chaque crise grave ou dès qu’un pouvoir trop faible ne semblait plus en mesure de l’assumer.

 Il est grand temps de relire notre histoire avant de sombrer.

                                                 

Dans la continuité de ce bloc-notes, cette seconde année commence donc aux sables où une tortue a remplacé la baleine de l’an passé,     où Gaston Chaissac a retrouvé l’abbaye Sainte-Croix
et où l’art nouveau de ces derniers mois (Riga, Budapest, Vienne et bientôt Prague et Munich)
                                                                      

a cédé la place à l’art balnéaire encore présent malgré les dégâts des années 60.
                                   
Pendant ce temps les mouettes insouciantes continuent de fréquenter la cabaude.
                                                                         
Et il nous reste cette baie unique, tout à la fois immuable et changeante.

Allez courage !demain il fera jour

(photos kheper)